Berhart Cladères expose ses peintures et dessins jusqu'au 30 juin



Berhart, exposition Lowbrow du 1er au 30 juin 2018
Galerie Libre Cours, 50-52 rue de Dreuilhe, Revel
Vernissage samedi 2 juin à partir de 11h00
Les 10 premières personnes à se présenter à partir de 11h00 au vernissage recevront un tiré-à-part 40 x 30 cm numéroté et signé de l’affiche de l’exposition.

BERHART
C’est depuis les années 80 que Berhart est en prise direct avec la production Lowbrow internationale. D’abord avec la BD alternative qui le nourrit, puis dans la création personnelle et professionnelle, du dessin à la peinture en passant par l’illustration pour des commandes. A la contrainte du client, il préfère vite celle de l’esprit et ne s’autorise plus que celle de son imagination débordante. Dès lors son travail s’attaque à l’ensemble des icônes de la culture populaire, détournant, distordant et réinterprétant les personnages emblématiques des dessins animés, les stars des séries B ou celles de l’iconographie religieuse. Tout le monde en prend pour son grade, concepts et idées sont revisités à grands coups de hache intellectuelle pour le plus grand bonheur du mouvement pop surréaliste qui découvre avec Berhart le fils spirituel des maitres de la discipline comme Todd Schorr et Robert Williams.
(Jérôme Catz, General Manager Spacejunk Art Center)

LOWBROW ART, WHAT IS IT?

Le terme Lowbrow (littéralement sourcils bas) a été créé pour marquer son opposition au mot Highbrow (sourcils relevés) qui désigne l'expression faciale hautaine que peuvent prendre les amateurs d'Art Contemporain* volontairement élitistes face au vulgum pecus [*Art Contemporain : fausse appellation (installations post-Duchamp, conceptuel, business art) ne désignant qu'une infime partie (quelques pourcents) de la production actuelle, par contre sciemment sur-représentée dans les lieux institutionnels et les médias français voulant, de ce fait, occulter la plupart des artistes vivants. Ces choix politiques visant à faire disparaître les artistes alternatifs politiquement et intellectuellement peu maléables, ont fait passer la France de 55% à moins de 2% du marché mondial de l'art en quelques décennies].
D'autres artistes se reconnaissant dans les valeurs du Lowbrow Art, le mouvement s’étend et trouve son public à partir du milieu des années 2000 dans une acceptation plus large sous le terme de Pop Surréalisme. Le contenu et la qualité des travaux présentés ont alors vite suscité l’intérêt des amateurs américains et les cotations montent en flèche depuis quelques années outre-atlantique.
Le Lowbrow, inspiré par le dadaïsme et le surréalisme, s’approprie les codes issus des médias populaires tels que le comics, la publicité, le graffiti, le dessin animé, l’illustration, le tatouage, le cinéma fantastique, les cabinets de curiosités, le cirque, la culture Tiki, la culture punk et rock, le cover art et le poster art, les hot rods et le custom, la contre-culture skate, roller et glisse et toute expression visuelle populaire qui n'est pas considérée comme appartenant au monde des “beaux-arts classiques”. Pour autant, mieux que nombre d’œuvres contemporaines, il s’inscrit dans la grande lignée historique des Arts visuels (peinture, dessin, gravure...) par ces choix de mediums, mais aussi par un vrai respect de cette histoire qu’il ouvre sur la culture populaire du XXe et du XXIe siècle. 
Malgré la pression institutionnelle souhaitant l’ignorer et l’empêcher de trouver son public, c’est souvent dans des lieux d’exposition alternatifs qu’on pourra apprécier cette nouvelle forme d’art actuel. Mouvement post Pop Art né à la fin des années 70 de l’underground californien à l’initiative de Robert Williams, encore très peu représenté en France et appelé pop surréalisme dans une acceptation plus large à partir du milieu des années 2000, plus libre d'expression, voire révolté, le Lowbrow Art est souvent humoristique, tantôt joyeux, espiègle ou sarcastique, ce qui n’empêche pas aussi une grande profondeur. Visuellement, il se définit par une extraordinaire variété de styles et de personnalités artistiques et si la plupart des œuvres lowbrow sont des peintures, elles peuvent également utiliser d'autres supports ou techniques : jouets, art numérique, sculpture, dessin, etc.
Ancien street artist toulousain (Zigawé), Berhart s’inscrit dans cette nouvelle avant-garde artistique, apportant sa propre pierre à l’édifice en y ajoutant symbolisme, références et messages divers et complexes.
Listes de quelques artistes du mouvement Lowbrow et Pop Surréaliste :
Alex Gross, Amy Sol, Brendan Danielson, Brian Despain, Brian Taylor, Camille Rose Garcia, Caia Koopman, Cathy Staico Schorr, Chris Mars, Christopher Ulrich, Colin et Sas Christian, Coop, David Stoupakis, Eric White, Femke Hiemstra, Gary Baseman, Gary Taxali, Glenn Barr, Jeff Soto, Joe Coleman, Joe Sorren, John Foster, Josh Agle (Shagg), KRK Ryden, Liz McGrath, Lori Earley, Mark Gleason, Mark Ryden, Marion Peck, Mars-1, Naoto Hattori, Ray Caesar, Robert Williams, Scott, Musgrove, The Pizz, Tim Biskup, Tara Mc Pherson, Todd Schorr, Travis Louie, Victor Castillo, Yoko d’Holbachie…
Magazines spécialisés : Juxtapoz (en), Hi-Fructose (en), Hey (fr).
Galeries (USA) : La Luz de Jesus, Copro Nason Gallery, Corey Helford Gallery, Roq LaRue…
Site de Berhart : http://berhart.blogspot.fr