Exposition des peintures de Guy Madevery









Si j’ai porté mon regard sur la peinture abstraite, c’est que ma longue période figurative manquait d’une dimension que je n’arrivais pas à lui insuffler.
La figuration représentative obstruait ou faisait obstacle à ce que je voulais peindre, tel un effet miroir. Mais le reflet n’est pas l’image, et c’est à l’image que je voulais accéder : substituer à la figuration une autre forme de conscience née de la matière et de l’esprit. Cette dimension libérée des pesanteurs figuratives (l’échange de rapidité et de fluidité) contribua à l’élaboration d’un autre travail. La mise en œuvre des nouveaux outils, la combinaison des différents matériaux et leur finalité ajoutèrent à l’assemblage de ces données un nouvel espace de réflexion.
Cette évolution a bousculé le centre d’intérêt pour aboutir à une autre forme d’art plus intuitive plus créatrice. S’est modifiée en même temps que mes toiles ma propre nature. Celle-ci s’étant nourrie de son évolution a trouvé de nouvelles formes d’expressions.
Cette maturité ou plutôt maturation m’a conduit à ne plus nommer mes toiles ce qui impliquait un sens, une direction que je voulais soustraire à l’analyse. Seul le regard suffit